Jean-Christophe Marti

Jean-Christophe Marti a été formé au CNR de Boulogne Billancourt en clarinette, musique de chambre et écriture ainsi qu’au CNSM de Paris en esthétique et histoire. Il étudie également la direction d’orchestre pendant plusieurs années auprès de Jean-Claude Hartemann à Paris et au Mozarteum de Salzburg. Puis il se consacre à la composition.

Son goût pour les textes littéraires l’amène alors à écrire de nombreuses œuvres vocales ou scéniques, commandées notamment par Musicatreize (Le Grand dépaysement d’Alexandre le Grand, conte musical pour 12 voix, percussion et 2 comédiens jouant en langue des signes, créé scéniquement en 2009 à l’Abbaye de Fontevraud, Livre-CD paru chez Actes Sud ; Cris de Nancy 2008, Déméture sur déméture, L’An un), Laurence Equilbey (Bar iona), Les Arts Florissants (And all the lives), Les Cris de Paris (Psaume 74), Chœur en scène (Singulièrement 3), la fondation Nadia et Lili Boulanger (Marelle ou mélodie pour la finale du Concours international chant-piano 2009), ainsi que plusieurs chœurs d’enfants (Remue-ramage, puis en 2010 Avant tout au CRD de Bourg-la-Reine et Le Toarcien imaginaire en résidence à Thouars). Il reçoit le Prix Maurice Ohana-Sacem avec The Last words Virginia Woolf wrote pour 12 voix, est lauréat de la Fondation Natexis et de la bourse Beaumarchais/SACD pour le projet Miniane/L’été 39.

Il écrit aussi des pièces orchestrales (H aspiré pour l’Orchestre Philharmonique de Halle, Festival Händel 2003, Oïkouménè pour l’Orchestre des Jeunes de la Méditerranée, Quatuor des voix perdues pour le Quatuor Psophos, Festival Les Musiques/GMEM 2010) et crée des spectacles musicaux singuliers, tels que L’Album de l’oiseau qui parlait  et Timsongs d’après des dessins de Tim Burton, créés à la Cité de la musique à Paris

Au théâtre, il a collaboré avec les metteurs en scène Stéphane Olry (Revue Eclair), Vincent Lacoste, Jean-Yves Ruf, Emilie Valantin, Olivier Werner, Eric Ruf, Christian Rist. Pour des documentaires de création, avec Ginette Lavigne, François Caillat, Florence Pezon, Samuel Poisson-Quinton.

De 2001 à 2004, il a été chargé de cours à Sciences-Po Paris sur le thème «Temps politique et temps musical », et a collaboré en 2006 avec les éditions Les Prairies ordinaires, publiant des entretiens avec l’historienne Arlette Farge (Quel bruit ferons-nous ?), l’anthropologue Véronique Nahoum-Grappe (Promenades politiques), et de nombreux articles d’analyse ou de textes sur sa pratique (Duras et la musique, Cahiers de l’Herne Duras 2006, Avant-scène Opéra, Manifeste Pour un départ vers singularités en 2009, etc.)

Son intérêt pour la singularité comme source possible d’écriture le mène récemment vers un certain imprévu, ce dont témoigne par exemple Singulièrement 3 pour 12 voix, créé en 2008 et 2010.